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06 octobre 2010

Roland Petit

Une soirée crescendo qui démarre avec Le Rendez-vous, ambiance après-guerre sur une chanson de Kosma. Un brin désuet, mais touchant avec le chanteur et l'accordéoniste sur l'immense plateau de l'opéra Garnier. Le rideau de scène est signé Picasso, les décors sont des photos de Brassaï, l'argument est de Prévert. Comme une comédie musicale en noir & blanc.

Puis Le Loup une histoire d'amour qui finit mal elle aussi, mais une mort du loup tellement magnifique, rythmée par des danseurs percussionnistes. La musique de Dutilleux est magnifique, et l'argument de Jean Anouilh mêle fantastique et tragique.

Enfin, le clou : Le Jeune homme et la mort. Le décor annonce la couleur : une chambre grise sous les toits ceinte d'un rideau rouge plissé, un dessin de Jean Cocteau. Tragédie. Violence des meubles qu'on envoie valdinguer, de l'aimée qui vous mène par le bout du nez. Sensualité du flirt avec la mort, maîtresse femme aux allures de Fantômette dont les mains gantées de noir disparaissent dans le décor, mais pas sur son corps de jaune primaire enrobé. Et le suicide par pendaison qui déclenche l'élévation des murs de la chambre, l'ouverture sur les toits, la révélation que la charpente forme un échafaud au milieu des lumières de la ville. On en oublie que la musique est d'une autre époque (Passacaille de J.S. Bach) qui souligne la tension ambiante. Le danseur, Nicolas Le Riche, est époustouflant de bonheur d'être sur scène, pirouette avec les meubles pour saluer. Equilibre instable sur la chaise, sur la table, sur le plateau.

La soirée présentée en vidéo, c'est par ici : clic.

18 avril 2010

MAC danse

Émergence sur la dalle de Créteil en fin de journée : l'hôtel de ville et son phare, la chambre de commerce, la banque de france, la poste, et la maison des arts. A l'extrémité du lac, le soleil couchant embrase les fenêtres de la préfecture-hôtel du département. On croirait un paisible soir d'été.
A l'intérieur de la grande salle de la maison des arts, des spectateurs de tous les âges, mais surtout très jeunes (heureusement que V&M sont là pour faire remonter un peu la moyenne), venus assister à deux chorégraphies de Mourad Merzouki pour onze danseurs rencontrés au Brésil : Correria/Agwa.

© Michel Cavalca
Un spectacle drôle et énergique qui ravit la grande salle en arc de cercle. Et entre les deux pièces, un échauffement avec le chorégraphe, quatre danseurs, et toute la salle, pour le plaisir de partager un petit enchaînement hip hop avec les spectateurs et pour annoncer la préparation du Jour de fête 2010 sur la dalle le 20 juin.

Agwa, extrait - Cie Käfig http://www.kafig.com/



Et des images au fil d'un week-end ensoleillé...

De 2010_0418


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24 janvier 2010

Songes


Comme pour poursuivre la visite au Havre, un spectacle tout de ciels et de rêves, entre aube parme et chaud soleil louis-quatorzième. Les danseurs émergent du brouillard (où sont-ce des nuages moutonnants ?) et paraissent flotter. Le rythme s'accélère doucement, des scènes de combats de Cour, de la grâce et de l'onirisme.


Photos : JP Maurin

La compagnie de Béatrice Massin : http://www.fetes-galantes.com