Puis Le Loup une histoire d'amour qui finit mal elle aussi, mais une mort du loup tellement magnifique, rythmée par des danseurs percussionnistes. La musique de Dutilleux est magnifique, et l'argument de Jean Anouilh mêle fantastique et tragique.
Enfin, le clou : Le Jeune homme et la mort. Le décor annonce la couleur : une chambre grise sous les toits ceinte d'un rideau rouge plissé, un dessin de Jean Cocteau. Tragédie. Violence des meubles qu'on envoie valdinguer, de l'aimée qui vous mène par le bout du nez. Sensualité du flirt avec la mort, maîtresse femme aux allures de Fantômette dont les mains gantées de noir disparaissent dans le décor, mais pas sur son corps de jaune primaire enrobé. Et le suicide par pendaison qui déclenche l'élévation des murs de la chambre, l'ouverture sur les toits, la révélation que la charpente forme un échafaud au milieu des lumières de la ville. On en oublie que la musique est d'une autre époque (Passacaille de J.S. Bach) qui souligne la tension ambiante. Le danseur, Nicolas Le Riche, est époustouflant de bonheur d'être sur scène, pirouette avec les meubles pour saluer. Equilibre instable sur la chaise, sur la table, sur le plateau.
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