16 décembre 2007

28 octobre 2007

Autumn in... Paris

Un nouveau parc aux Batignolles


La place Blanche, le moulin rouge : ça c'est Paris

Au loin la place des fêtes

Le photographe

Pas si loin de la place du Tertre
Sale ambiance dans l'Eurostar

Ombres chinoises au palais du Louvre
Inondations aux Tuileries
Sous les ponts de Paris coule la Seine




27 septembre 2007

Start spreading the news...

Visite express à New York, qui me semble étonnament familière, comme une voisine de mon Paris. Peut-être est-ce dû au fait de partager le quotidien d'une New-Yorkaise.
Peut-être est-ce parce que je retrouve la civilisation. Dans les bois j'étais une étrangère, une invitée qui, quoi qu'elle fasse, perturbera le paisible cours de la nature. Dans la grande ville, je suis dans mon élément, la nature est maîtrisée. Les avenues sont parallèles et les rues perpendiculaires, les buildings sont droits et l'air y est conditionné.






Au top du Rockfeller Center nous attendons que les lumières de la ville s'allument. Toujours est-il qu'il y a de la bonne chaleur dans ces retrouvailles.

23 septembre 2007

The Maine Woods

Il est assez difficile de raconter l'expérience du chantier de jeunesse. Comment la décrire, la partager, expliquer ce qu'étaient les relations entre volontaires, raconter les fous rires quotidiens. Comment évoquer la sérénité des lacs en fin d'après-midi, des sentiers où la mousse pousse librement sur les rochers, le lien fort de solidarité qui se forme spontanément et implique une attention naturelle et continue des uns envers les autres. Comment expliquer ce lien alors que nous sommes maintenant éparpillés, au Japon, en Corée, aux Etats-Unis, en Allemagne, au Luxembourg, en France.
Alors voilà. Nous étions huit jeunes gens emplis de bonnes intentions, au fin fond des forêts du Maine, dans un parc appelé Baxter State Park. Accueillis par les rangers, personnel du parc, nous les avons aidés dans leur travail de préservation de la nature et d'accueil des visiteurs. Mais surtout j'ai l'impression qu'on leur a permis de parler de leur mode de vie si particulier, de se raconter à des personnes si différentes d'eux : plus jeunes, citadins, foreigners. On a construit un abri à canoë, stocké du bois, repeint les installations en bois de notre campement, déconstruit des fireplaces en raison du risque d'explosion des pierres brûlantes sous l'effet des gouttes d'eau, créé des sentiers.


Grâce à l'équipe de choc, les through-hikers de l'Appalachian Trail ne devraient plus désormais avoir à endurer ça :



En réalité on a peu travaillé. On a surtout ri. Et aussi randonné, ramé, bullé, lézardé, lu. Ah oui, et mangé aussi. On a observé les étoiles, Jupiter et ses satellites, une dame orignal et son petit, le couple de loons du lac et leur petit, les tortues, les écureuils, les chipmonks. Et on a joué et appris l'allemand, même si ça n'avait pas grand chose à voir avec la langue des Dichter et Denker. Figurez-vous que je sais même compter en japonais, et toc.
C'est fini, mais lorsqu'un détail de mon quotidien parisien me fait subitement penser au chantier, qu'est-ce que je me marre en mon for intérieur.

L'article de Ranger Andy, basé au campement de Daicey Pond : clic
Le site de Baxter State Park : clic
Le site de Jeunesse et Reconstruction : clic
Le site de Volunteers for Peace : clic


Pour tout voir :
VFP at BSP


workcamp BY EUN-GI

07 septembre 2007

Aux alentours de Boston

31 août - Bob Dylan par François Bon pour se mettre en route au petit matin. Le direct Gare du Nord-CDG : tous ces gens qui filent dans ce paysage triste et comme délaissé vers des destinations internationales.
Images qui s'impriment sur ma rétine à défaut des réflexes du photographe dans le métro new-yorkais. L'esthétique dans l'attente des individus debout dans des stations toutes horizontales.
L'activité de Canal Street dégage la chaleur hostile et affairée de la grande ville. Au carrefour avec Bowery, deux guys très fashion avec leurs sacs YSL et leurs lunettes CHiPs grimpent dans une berline noire vitres teintées.
D'une avenue périphérique on voit un cimetière, ses stèles levées font écho aux gratte-ciel de Manhattan.
1er septembre - Balade matinale au Mount Auburn Cemetry duquel on a une vue dégagée sur Cambridge et Boston. Cimetière en forme de parc où il est agréable de se proméner, dans une ambiance paisible et non morbide.



On part en excursion en zipcar à Providence (RI). Promenade sur College Hill, dans le quartier de la Brown University, dans les districts culturels et financiers, puis workfires.


2 septembre - Virée sur la côte au nord de Boston. Après le charme de Marblehead, nous voici à Essex, ville au réputé clam shack Woodman's. Même sans aller chez Woodman, on en a les doigts encore tout gras.


D'où : balade au Halibut Point State Park.




Puis Rockport, où la ligne télégraphique transatlantique rejoint la rade de Brest, comme par hasard. Le soleil se couche mais les boutiques de souvenirs restent ouvertes, un air de famille avec Provincetown.


3 septembre, Labor Day - Ballade dans Downtown et le North End, déjeuner sur le Waterfront avant d'embarquer pour la croisière Whale watching. Grand beau temps et baleines à bosse au rendez-vous, pas très photogéniques malheureusement ces cétacés.

Ice cream at Herrell's pour clore cette dernière journée des grandes vacances.


5 septembre - Salem, ses procès de sorcellerie, son homme célèbre : Mr Derby et donc la Derby House, avec ses briques et sa barrière très New England.

Mais aussi : le Peabody-Essex Museum avec sa maison traditionnelle chinoise transplantée, et notamment quelques tableaux qui montrent l'intense activité exportatrice chinoise au... XIXe siècle.
6 septembre - Sortie sportive le long de la Charles River à vélo puis culturelle à l'Institue of Contemporary Art, musée avec vue.


7 septembre - De retour dans le Rhode Island pour visiter les mansions de Newport, admirer les ormes et parcourir la Cliff Walk.
The Breakers, 70 pièces toutes plus richement décorées les unes que les autres. Demeure construite en un an et demi. Le secret ? la délocalisation : certaines pièces ont été préfabriquées en France.


Rosecliff, histoire plus sinistre. A noter : l'escalier inspiré par celui de l'hôtel de ville de Nancy, France (qui s'en souvient ?).


Retour en bus et préparation pour les deux semaines d'aventure à venir avec quelque appréhension sur les conditions de vie qui m'attendent, le groupe, les travaux à effectuer, etc. etc.

Pour tout voir :

Around Boston

22 août 2007

La campagne à Paris (sic)

La Campagne à Paris, c'est une petite butte porte de Bagnolet qui ressemble fort à la butte Bergeyre qui n'est pas représentée sur ce blog, il était temps de s'en apercevoir... mais j'y ai déjà hissé plusieurs d'entre vous : souvenez-vous, après une belle volée de marches digne des Stuttgarter Stäffele, on a une belle vue dégagée sur Montmartre et le Tout-Paris.


Même calme des rues pavées, même architecture, mêmes chats qui paressent sans se laisser déranger. Avec un petit côté anglais, je souscris à la remarque de Sophie, ces petits jardins entre portail et porte d'entrée, ces rosiers bien soignés qui parfument avec le chèvrefeuille les deux-trois rues concernées, même si le soleil n'était pas de la partie (un petit air anglais, on vous dit). En tout cas, les poubelles, elles, étaient de sortie.









Une autre campagne à Paris sur le site de l'INA dans un reportage de l'ORTF qui ne manque pas de lyrisme, sur "la face cachée du XIXe arr. qui fait rêver tous les provinciaux de Paris".

High on the chalk

Je scrute l'horizon, guettant un signe. Mer calme, ciel bleu limpide. Ca doit vouloir dire quelque chose.
Apparemment, des gens viennent ici pour se suicider. D'ailleurs, il y a un garçon sur le sentier qui se tient un peu trop près du bord, comme si telle était justement son intention. Il n'a pas bougé depuis que je me suis assise sur ce banc, et il ne porte qu'un tee-shirt et un jean. Il doit être gelé.
[...]
Au-dessous de moi, j'aperçois Etretat, sa grande plage incurvée, les pignons du château où j'ai passé la nuit. Je n'ai même pas trouvé le moyen de visiter la ville. C'est marrant, quand on est libre de faire tout ce qu'on veut, on finit par ne pas faire grand-chose. Quand le choix est infini, il n'y a pas de choix possible. J'aurais pu aller déguster une sole à la dieppoise et me laisser draguer par un serveur qui m'aurait offert des calvas ; en fait, je suis restée dans ma chambre à regarder un vieux film de Gene Hackman doublé en français.

Jonathan Coe,
Le Cercle fermé, Traduit de l'anglais par Jamila et Serge Chauvin, Gallimard, 2006.

De retour à Paris après deux jours d'escapade normande, direction la bibliothèque municipale. Et le hasard nous ménage toujours de drôles de surprises : j'ouvre le livre choisi à la maison et ça commence par une scène à Etretat.
Et voici quelques images.



Nous autres ne nous sentions sans doute pas aussi libres que ce personnage de Jonathan Coe qui rentre en Angleterre après des mois de liberté italienne, parce qu'on a finit par faire pas mal de choses, en tout cas on n'a pas regardé des vieux films en VF. Plantage de tente, belle balade sur les falaises jusqu'au phare d'Antifer (comme la zone du bulletin de météo marine) avec arrêt bain de mer pour les plus valeureux et berceuse revigorante des vagues qui déferlent puis se retirent sur les galets. Un peu perdus dans la lande en dominant la valleuse d'Antifer, sur les herbes à peine foulées d'un sentier, sensation de grands espaces, on respire à fond. De retour à Etretat, sur le perrey on observe les promeneurs, les surfeurs, les goélands.
On a bien tenté de déguster une sole à la dieppoise, mais on n'en a pas trouvé au menu, les serveurs étaient inexistants et les serveuses peu amènes. La nuit les falaises sont éclairées, c'est seulement bizarre, un petit côté carton-pâte.

Quasi seuls sur la falaise amont le lendemain sous la pluie où les vaches côtoient les à-pics. Les falaises et le roc Vaudieu se confondent avec la mer et le ciel dans un nuage de pluie. Le fossé romain ressemble plutôt à un talus et nous y écourtons la balade. On tente de se réchauffer et de se sécher dans un petit resto sans prétention. Retour avancé à Paris par bus et train alors que des coins de ciel bleu font à nouveau leur apparition.



Au bout de la bande de ciment, un escalier s'enfonce dans la nuit et à chaque pas j'y vois un peu moins. Sur la droite, retirée à plusieurs mètres des falaises, laissant à nu du sable sombre et des cailloux gris, la mer bat comme un muscle, remplit l'air et semble le monde entier. Je marche sur les traces de ma mère, comme elle dans le noir profond, mes poumons s'emplissent de vent et du parfum cru de l'eau.
Après Le Cercle fermé, une autre coïncidence (plus facile à élucider) à la lecture de Falaises d'Olivier Adam (Ed. de l'Olivier, 2005). Encore une histoire de suicide, décidément c'est gai Etretat, et un autre personnage qui ne quitte pas sa chambre d'hôtel. Moralité : vive le camping municipal !



Après le séjour paimpolais dans le souvenir des pêcheurs d'Islande, une enquête sur les Terre-Neuvas d'Etretat dans Thalassa.

15 août 2007

Chants de marins et sentier de douaniers

Arrivée à Paimpol pour profiter de la biennale du chant de marin, occasion de rêver devant de beaux voiliers et de fredonner des refrains (pour vous aider)


John Kalak Kalak a tou la hé,
Tou la hé ho tou la hé,
John Kalak Kalak a tou la hé.


C'est dans la cale qu'on met les rats
Houla Houla
C'est dans la cale qu'on met les rats
Houla Houlala
Paré à virer
Les gars faudrait haler
On s'reposera quand on arrivera
Dans le port de Tacoma

Pique la baleine
Joli baleinier
Pique la baleine
Je veux naviguer


Une certaine Frédérique au programme du dimanche

Et la surprise du chef, le Kevrenn S. Mark de Brest ! Bombarde, cornemuse et tambours pour, euh, enchanter nos oreilles, invités sur la grande scène par Dan Ar Braz.



La suite du programme des vacances : balades principalement (mais on sait aussi lézarder au soleil nous autres).

Perros-Hamon est sur le tracé du fameux GR34 !

Les habitués s'amuseront à repérer le QG sur cette vue de Ploubazlanec prise depuis la pointe de Guilben.
Les belles pierres de Kerroc'h


L'embouchure du Trieux

Loguivy-de-la-Mer


L'île de Bréhat depuis le continent

L'estuaire du Trieux depuis Bréhat

Le moulin à marée du Birlot

Cliquer ici pour en savoir plus sur le moulin (Archives INA)

Forte affluence en ce jour ensoleillé à Bréhat, des hordes de continentaux qui arpentent les étroites routes de l'île.


Quand on a de bons yeux on y trouve même un pêcheur en combinaison de plongée...


Quand l'heure du retour a sonné, direction la gare de Paimpol pour un voyage en TER extraordinaire. Certes, ce n'est pas le vapeur du Trieux, mais la micheline est tout aussi charmante et le paysage grandiose lorsqu'on remonte dans la vallée de l'aber pour rejoindre Guingamp.