22 août 2012

Séance de rattrapage

Négligé pendant mon périple en solitaire, le château Renaissance d'Ancy-le-Franc (intérieur XIXe s.) fait l'objet d'une visite en famille.












Puis balade à Noyers-sur-Serein, pittoresque village prisé par les caméras (La Grande Vadrouille, Une famille formidable...).
On y trouve de belles pierres et de très bonnes glaces :)















Pendant que Charlotte doit se contenter de gougère...


21 août 2012

Vallée de l'Ouche et retour

Au petit matin je profite des belles couleurs du château depuis les fenêtres de ma chambre...


La descente prend quelques minutes ; un rapide coup d’œil en arrière pour saluer le village sous la surveillance des vaches nimbées d'un halo de soleil levant.




Le canal s'encaisse aujourd'hui car il emprunte tout du long la vallée de l'Ouche. Les canards sont de sortie, les bords du chemin de halage sont agrémentés de hautes fleurs sauvages (dont quelques orties, gare aux mollets !). Une escouade à t-shirt bleu, gilet de sécurité et scooter s'occupe de faire fonctionner les écluses.
Après le calme et la fraîcheur de l'Ouche, la piste devient goudronnée, contourne les maisons d'éclusier et est sillonnée par des vélos de route lancés à toute vitesse. Je baisse la tête pour avoir moi aussi l'air d'un coureur, mais ne tiens pas bien longtemps. L'autoroute est à nouveau parallèle au canal, et les automobilistes doivent jouir d'une belle vue. Halte avant d'entrer dans Dijon, au bord du lac de Kir - déjeuner sans la boisson que le chanoine servait à ses invités à l'hôtel de ville pourtant...
Petit tour à vélo dans la ville dont les pierres conservent bien la chaleur du soleil, avant de trouver la gare pour un trajet en TER jusqu'à la gare de Chemilly-Appoigny, via Laroche-Migennes. Derniers coups de pédale pour regagner les pénates époniennes.

33 °C- 55 km

Et pour finir, l'itinéraire complet et ses arrêts :
View Canal à vélo in a larger map

20 août 2012

Les sommets de l'Auxois

La journée commence par les échelles d'écluses de Pouillenay et Marigny, soit 36 écluses sur 12 km.



Après les échelles d'écluses, le canal devient extrêmement calme. Les nuages ont fait leur apparition et l'ambiance devient orageuse. D'ailleurs les hirondelles volent très bas, jusqu'à frôler l'eau du canal. La poussière des machines agricoles et des roulements de tonnerre accompagnent les gouttes de pluie. Le chemin de halage est par endroits bordés de pins et le paysage change, les collines sont plus présentes. Entre Pont-Royal et Saint-Thibault, le canal se trouve au fond d'une tranchée.

L'autoroute se rapproche en bruit de fond, mais 15 km/h me conviennent toujours mieux. Entre le canal et l'autoroute, le château d'Eguilly :

A Pouilly-en-Auxois, le canal s'enfonce, bordé de platanes, et disparaît dans un long tunnel de plus de 3 km de long qui permet de constituer le bief de partage au point culminant du canal : cette surface plate de 6 km permet de distribuer l'eau vers les biefs inférieurs et de faire face aux prélèvements d'eau des 113 écluses vers l'Yonne et des 76 écluses vers la Saône. L'absence de chemin de halage à l'intérieur du tunnel obligeait les mariniers à le franchir "à la main" dans un premier temps (en poussant le bateau avec une perche ou en se halant à l'aide d'une chaîne fixée le long du mur) ; cela prenait 8 heures pour une seule péniche. En 1867 entra en service un bateau à vapeur capable de tracter un "train" de péniches ; départ toutes les six heures dans un sens, puis dans l'autre. A la fin du XIXe s., le système fut électrifié. Aujourd'hui, les péniches se servent de leur moteur, comme tout du long du canal (avec le bruit et l'odeur qui vont avec).
La véloroute est bordée de platanes en surface, quelques puits d'aération surgissent au fil du chemin.

Pause au port de Vandenesse, d'où je peux surveiller l'éperon rocheux de Châteauneuf (475 m d'altitude) et évaluer ce qui m'attend. Une famille de quatre rejoint le spot - le plus jeune doit avoir 10 ans et une bonne sacoche au niveau du guidon. Je prends mon courage à deux mains pour affronter la citadelle, mais c'est l'échec ! Le poids des sacoches gagne face à la force (enfin, la faiblesse) de mes mollets, et l'ascension se fait à pied.


Le château constitue l'un des derniers châteaux-forts, alors que Jacques Cœur importe le palazzo florentin à Bourges dans ma lecture en cours, le roman de Jean-Christophe Rufin. Vieilles pierres dans le village, et fleurs pour les touches de couleur.







Au-dessus du village, un chemin dans le sous-bois mène à la chapelle de Notre-Dame-du-Chêne. Sa construction est due à la découverte par des bûcherons d'une statue de la vierge dans le tronc d'un chêne. Volée à plusieurs reprises, la statue regagnait mystérieusement sa place au détriment du voleur. Jusqu'au jour de 1974 où elle a bien disparu de l'église de Châteauneuf - elle est remplacée par une copie.


A l'Hostellerie du château, vue sur ledit château, son jardin médiéval, et délicieux dîner pour ma dernière étape.
29 °C - 45 km

19 août 2012

Vallée de la Brenne

Départ tardif (10 heures) pour cause de foule des grands jours au supermarché de Montbard. Piste sans ombre jusqu'à Venarey-Les Laumes, où se cache une base de loisirs derrière le joli parc de l'hôtel de ville. Je quitte le tracé du canal et la vallée de la Brenne pour grimper vaille que vaille vers le château de Bussy-Rabutin, mais dès que la route est en pente douce, ça se corse. La montée au château est si difficile que le programme de la journée sera revu à la baisse : impasse sur le village de Flavigny-sur-Ozerain et sur la colline d'Alésia.
A l'intérieur du château Renaissance, les murs sont couverts de portraits de grands hommes de guerre (de Du Guesclin à Bussy-Rabutin himself), de reines, de favorites, de courtisanes, de rois, de vues de hauts-lieux fréquentés par le propriétaire jusqu'à son exil ordonné par Louis XIV.







La chaleur de l'après-midi est propice à la lecture au bord du Rabutin et dans le parc de Venarey-Les Laumes. En fin d'après-midi, arrivée à l'hôtel Macarena de Pouillenay, où je retrouve six cyclotouristes de Montbard.
Au soleil couchant, un tour à pied dans le village : les gamins font la course à vélo, l'église sonne neuf coups, un type fait des tours de village sur son scooter vrombissant, un appentis au toit de lauzes semble avoir pris un coup, une vieille pompe à essence fait le guet.
40 °C-35 km

18 août 2012

Vallées de l'Armançon et de la Brenne

Départ à la fraîche et impasse sur Ancy-le-Franc et autres communes sur l'Armançon pour avancer.

Petit détour par Cry-sur-Armançon pour voir son pont, puis tout schuss vers la forge de Buffon. D'ailleurs cette partie est plus industrieuse que la veille : cimenterie, carrières, silos, vestiges d'une usine de taille de pierre de Bourgogne.

La forge de Buffon présente un ensemble industriel du XVIIIe s. On y découvre la vie et l’œuvre du comte de Buffon, qui ne s'est pas contenté d'étudier les petites bêtes et les plantouses au point de publier 36 volumes sur le sujet, mais a également mis son savoir en matière de minerais au service d'un projet industriel sur ses terres. La forge recevait déjà des touristes à l'époque, qui étaient aux premières loges dans l'escalier pour assister à la coulée du métal en fusion.





Ultime suée pour atteindre Montbard, prendre mes quartiers à l'hôtel de la Gare, et grimper dans la navette qui conduit à l'abbaye de Fontenay. Nouvel exemple d'abbaye cistercienne, classée sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, havre de sérénité et de perfection. Aussi bien les jardins que les pierres sont un régal, ajoutez à cela que les pierres sont ornées de motifs végétaux stylisés.












L'abbaye disposait d'une forge, l'une des plus vieilles usines.

La galerie Seguin, pour les amateurs de généalogie :


A Montbard, la star locale, c'est Buffon. La ville est dominée par le parc éponyme, aménagé par le comte sur le site du château des ducs de Bourgogne. Ci-dessous on aperçoit le cabinet de travail où le naturaliste a écrit son Histoire naturelle. Cet îlot de verdure est désert - peut-être fait-il encore trop chaud, peut-être tout le monde est-il à la piscine ou dans la Brenne, peut-être faut-il grimper trop de degrés pour y accéder.

38 °C - 40 km