Tellement riche, cette ville, que le programme de la prochaine visite est déjà quasiment établi :
- quelques musées ?
- les villas d'Este et d'Hadrien
- le jardin du Quirinal un 2 juin
- le Panthéon un jour de pluie fine
- le Panthéon un jour de grosse averse
- le café des Arts, tout le parc de la villa Borghese + villa Medici + le Pincio
- un pique-nique sauvage à Ostia Antica
- des gelati (ma parole, on les a complètement oubliées !!)
- des églises et des tableaux de maîtres
- la basilique Saint-Jean-du-Latran pour boucler le tour des quatre basiliques majeures
- du farniente, plus de pauses et de dessin
- ...
Alors, quand est-ce qu'on y retourne ?
Avant quinze ans, j'espère.
26 octobre 2011
25 octobre 2011
Baroque
(c) Elise Launay
Visite du matin : une balade dans le centre historique, ponctuée de places et de fontaines. Place de la fontaine de Trevi, point trop de monde encore, encore en cours de nettoyage. La mélodie de la fontaine, le charme de la nature vivante malgré la pétrification, tout cela est bien majestueux. La place toutefois semble rétrécie par rapport au souvenir.
Impressionnant Panthéon, tel quel (ou presque) depuis dix-neuf siècles, toujours en activité avec son immense coupole percée, ses colonnes monolithes, son sol en marbre qui évacue l'éventuelle pluie.
La place de Saint-Ignace toute rococo et l'église elle-même avec sa voûte peinte pour évoquer l'action jésuite sur les quatre continents, avec un trompe-l’œil en guise de coupole.
Le Sénat, le quartier Saint-Louis-des-Français, et puis la place Navona, stade de Domitien dont on aperçoit le soubassement des gradins dans une rue à l'arrière. La vie est belle quand le soleil brille pour un pique-nique focaccia-pizza sur cette place au son d'un petit ensemble jazzy.
Café au comptoir d'une institution de la "caféterie" (terme très utilisé par les guides lisboètes et romains pour leur auditoire français) dans le quartier des bâtiments officiels, c'est le tout début de l'après-midi, les Romains prennent le soleil avant de reprendre leurs affaires. Parlement, présidence du Conseil des ministres... Les sièges des grands journaux ressemblent à des palaces ou des ministères. On s'écarte soigneusement de la foule de la place de Trevi, on grimpe au Quirinal, une pause dans un jardin peuplé de perruches, puis une deuxième à défaut d'église du Bernin ouverte. Quelques sieste et dessins plus tard, nous pourrons visiter celle de Borromini, ovale et minuscule. Place des quatre fontaines, basilique Sainte-Marie-majeure. Des mosaïques aux murs, au sol des marbres cosmatesques.
Sur le trajet vers l'aéroport, traversée du quartier EUR, dont le cœur, datant des années 1940, est bien marqué par l'époque et son idéologie.
24 octobre 2011
Città del Vaticano
(c) Elise Launay
Visite tambour battant des musées du Vatican, arrêt à la chapelle Sixtine, grouillant de monde au sol, aux murs et au plafond. A la basilique Saint-Pierre, on assiste à la fermeture progressive. L'immensité paraît quand disparaît la foule pour laquelle ont été trouvées les dimensions harmonieuses de ce gigantisme, aussi bien pour l'église que pour la place qui lui dessine comme un écrin.Chocolat sur Burgo, et pause (enfin) au jardin du château Saint-Ange à l'approche du crépuscule du 3e jour, avec jazz live en fond sonore.
Le pont Saint-Ange à la nuit tombée, le centre historique où on crève d'envie de se perdre - on tombera bien sur une place ou une fontaine à un moment. Finalement c'est la place Navona, peuplée de peintres et de musiciens. L'éclairage nocturne par des projecteurs au fond du bassin crée des ondulations sur la pierre des sculptures du Bernin. Place Farnese, Campo dei Fiori, on abandonne la quête du théâtre de Pompée pour atterrir dans une trattoria moderne et siroter un délicieux nero d'avola.
Il ne nous reste plus qu'à sauter à bord d'un bus pour regagner Termini, en donnant des indications aux touristes anglais comme de véritables autochtones.
Quartiers
On traverse le fleuve, coup d’œil à la petite île Tibérine qui flotte à un niveau beaucoup plus élevé que celui de l'eau.
Et puis le Trastevere, où il doit faire bon sortir le soir venu. Splendides mosaïques à l'église, calme du matin dans des rues qui appellent la flânerie.
Par la rue Garibaldi, on grimpe vers la promenade de Janicule pour une vue panoramique incroyable : comment cette ville, cette mémoire sont-elles seulement possibles ?
On redescend, pour mieux s'élever : rendez-vous place Saint-Pierre pour visiter le Vatican.
Avant cela, cappuccino au comptoir !
23 octobre 2011
Forum, fori
(c) Elise Launay
A la sortie du métro, au pied du Colisée, le calme de la banlieue antique paraît bien loin. L'avenue, piétonne le dimanche, est parsemée de joueurs : échecs, Kapla, concours de tir à la corde...
Rendez-vous sur le piazza Venezia, puis visite de la Rome antique : la colonne trajane et les forums des empereurs, le marché d'Hadrien à étages logé à flanc de colline, le forum et la curie, immense parallélépipède plongé dans l'obscurité. Encore quelques colonnes debout, vestiges de temples, des églises qui ont pris le relais, un jardinet chez les vestales. On se plaît à penser qu'on foule les mêmes dalles que les grands hommes qui font couler tant d'encre dans les livres d'histoire et de jus de tomate dans les séries télé.
Un peu plus loin le Colisée, puis la basilique Saint-Clément et son pavage cosmatesque, le jardin de l'Esquilin, la silhouette des thermes de Trajan dans l'obscurité.
Ostia Antica
Excursion en train de banlieue pour Ostia Antica, visite au pas de course après quelques déboires de transports en commun. Le soleil chauffe petit à petit le village en ruine, on se figure une activité intense sur la place des Corporations, le forum. Des mosaïques encore en place, un peu de marbre, beaucoup de brique.
Le parfum des pins parasols et d'un figuier.
On pénètre dans une succession de trois maisons, seules dans les vestiges avec leurs fantômes. Puis un sol en mosaïque, une arcade même, deux fresques, et deux lézards verts.
Retour à Rome, dans le quartier des forums bouillonnant d'activités dominicales.
22 octobre 2011
Villa Borghese
Immense parc en plein cœur de la ville, la villa Borghese rappelle un peu Central Park. On nous accorde une visite de la villa elle-même, galerie de chefs-d’œuvres. Du marbre à foison, au sol, aux murs, des peintures et trompe-l’œil au plafond, et des sculptures fantastiques dans les salles, antiques et baroques. Le défi du Bernin à la gravité, avec ses personnages en mouvement, des visages et des corps tellement expressifs, plus vrais que nature : l'enlèvement de Proserpine, Apollon à la poursuite de Daphné qui se métamorphose en laurier, ambiance... Et des peintures sensationnelles à l'étage : Titien, Raphaël, Caravage...
Le parc à la nuit tombante et les silhouettes noires des pins parasols tourmentés comme un paysage de Van Gogh, Notre-Dame-des-Monts, la place d'Espagne, le Corso, le mausolée d'Auguste et son resto tendance new-yorkaise bondé.
Saint-Paul-hors-les-murs
A une heure où il semble impossible de soulever une paupière, départ pour Rome, quinze ans après une visite express d'une journée. Quatre jours cette fois, mais qui filent à une vitesse folle dans une boulimie de visites et de balades.
Ça commence par un tour en bus en guise de repérage des quartiers, des collines et des monuments principaux.
Une escale à Saint-Paul-hors-les-murs, avec un flash pour ces vitraux en albâtre et les formes géométriques et colorées en marbre aux murs, qui accrochent le regard comme des compositions abstraites d'Ellsworth Kelly quelque part.
L'après-midi, thermes de Dioclétien et église Saint-Marie-des-anges, puis direction le parc de la villa Borghese.

