27 février 2006

Bienvenue chez moi !

Les coins sur colline avec des rues en pente, avec des petits passages, bien souvent, ça dégage un parfum particulier et une lumière qu'on ne trouve pas ailleurs.
Willy Ronis, entretien publié dans Belleville, belleville. Visages d'une planète, sous la direction de Françoise Morier, Creaphis, 2003.

En réponse à la demande de Cécile (de Stuttgart, pas de Charenton) et Torsten voici l'envers du décor.



26 février 2006

Pas perdus près du Jourdain

square bolivar


rue des rigoles




rue de la mare


cour de la métairie


23 février 2006

SDU : définition

Définition :
Samedi de l'urbanisme (SDU) = créé vers 2005 par un cercle d'amies urbanistes, le SDU a lieu à un rythme quasi hebdomadaire. Il s'accompagne généralement d'un GDU, ou goûter de l'urbanisme. Il s'agit de s'activer le samedi après-midi pour découvrir des lieux présentant un intérêt sur les plans urbanistiques, architecturaux et culturels, ou pour visiter des expositions ayant trait aux domaines précités. Quelques exemples récents : le projet Mantes en Yvelines, Issy-les-Moulineaux, une initiation aux hauts lieux parisiens du judaïsme, expositions au Pavillon de l'Arsenal, etc. Peut-être bientôt le blog des SDU ?

20 février 2006

Retour de vacances

Le rapport que la blogosphère entière attendait !
Une courte semaine de vacances mise à profit pour découvrir la réalité quotidienne de la librairie. C'est pas tout de fabriquer des livres, encore faut-il les commercialiser. Et comment !
Direction : L'Armitière, Rouen, Seine-Maritime, Normandie (Haute ou Basse, je ne saurais dire).
Impressionnant vaisseau doté d'un équipage d'une quarantaine de personnes, elle figure parmi les principales librairies indépendantes françaises, aux côtés d'Ombres Blanches à Toulouse, Dialogues à Brest, le Hall du Livre à Nancy, La Galerne au Havre, Mollat à Bordeaux, Sauramps à Montpellier, et quelques autres (il n'en reste plus tant que ça). Il s'agit d'une librairie généraliste composée de différentes entités :
  • une succursale à Yvetot
  • un magasin jeunesse un peu plus bas rue Jeanne-d'Arc (750 m², une bagatelle), qui commercialise également de nombreux jouets. On dirait un château-fort, vous ne trouvez pas ?
  • une boutique rue des Basnage dédiée aux voyages (guides, beaux-livres, littérature), au polar, à la BD (dont manga), au ciné et à la musique
  • le magasin principal, traversant de la rue Jeanne d'Arc à la rue des Basnage, comporte plusieurs rayons, sur plusieurs niveaux :
    • au rdc, la littérature,
    • au rdc, les essais/documents/ouvrages d'actualité, les livres pratiques, les beaux-livres, c'est par là...
    • au 1er étage, les ouvrages plutôt universitaires en droit, économie, gestion, sciences humaines et sociales, sciences, techniques, médecine, langues étrangères,
    • au sous-sol, les livres scolaires, parascolaires, les dictionnaires, atlas et encyclopédies, ainsi que la "mise à part" où on déballe les nombreux colis qui arrivent chaque jour (réassort, commandes, office) et où on emballe les colis pour Yvetot et les retours.
Les photos ne sont pas de moi, vous pourrez d'ailleurs les retrouver sur le site internet de la librairie avec un tas d'autres informations.

Il n'y a pas de réserve (ou ponctuellement et sur les livres d'éditeurs régionaux) : tout le stock est en rayon ! soit environ 70000 titres et 1500000 volumes.
La librairie s'est dotée d'une acheteuse qui reçoit les représentants des maisons d'édition et travaille avec eux les nouveautés qui sortiront deux mois plus tard environ (la rentrée littéraire se prépare dès le mois de mai), c'est-à-dire qu'elle décide du nombre d'exemplaires à commander pour la mise en place. C'était particulièrement intéressant d'assister à ces rendez-vous, qui sont un moment-clé de la relation libraire-éditeur, et d'avoir le point de vue du libraire après la théorie exposée en cours... La morale de l'histoire :

Les libraires sont nos amis, il faut les aimer aussi.

Et pour clore cette semaine riche d'enseignements, un SDU à Mantes-la-Jolie. Je demanderai les photos à Adeline et vous ferai un petit post là-dessus, promis ! Comme ça je rentabilise la préparation de la visite !! (aïe mes fiches sont restées sur place...)
Terminons en beauté avec une visite à Mamé qui était en bonne forme.
Oh, et j'oubliais de saluer les progrès en powerpoint de mon cher père, je crois qu'ils méritent d'être soulignés ici et reconnus par la blogosphère applaudissante.
Voilà, c'était des drôlement chouettes vacances, hein ?

11 février 2006

Flash back (bis)

Voilà j'ai trouvé un bon filon pour nourrir ce blog. Je vous propose une nouvelle fois de découvrir un film plutôt méconnu d’un cinéaste plutôt connu ! Il s'agit ici d'une chronique publiée en décembre dans le numéro 9 d'Artmaniak, numéro épuisé malheureusement, pas moyen de se le procurer. Les lecteurs de Télérama et les habitués du cinéma Le Champo apprécieront, j'espère, l'actualité du post !



God's country, de Louis Malle (1985)

Anniversaires et commémorations paraissent bien artificiels, jusqu’au jour où ils coïncident avec votre intérêt subit pour le personnage concerné. Ce jour-là on croirait même que le monde est bien fait... C’est ainsi qu’un engouement récent pour Zazie dans le métro et Ascenseur pour l'échafaud a pu se muer en une plongée dans l’œuvre de Louis Malle, dont on célèbre la mémoire dix ans après sa disparition, sous la forme d’un cycle à la Cinémathèque et de DVD (Arte vidéo).

Renommé pour ses films de fiction, au premier rang desquels Au revoir les enfants (3,5 millions d’entrées, un Lion d’Or, sept Césars), Louis Malle a en fait débuté à 23 ans avec une Palme d’or pour Le Monde du silence, coréalisé avec le commandant Cousteau. L’alternance fiction/documentaire restera un élément-clé de sa filmographie, notamment avec God's country, tourné en 1979 et 1985 durant sa période américaine.

Débarquant par hasard à Glencoe, Minnesota, Louis Malle met en œuvre une technique de cinéma direct, où l’improvisation et la curiosité sont reines. On fait la connaissance d’une communauté du Middle West qui nage dans l’opulence et se passionne pour les tondeuses à gazon. Le banquier est éleveur de vaches laitières, l’inséminateur artificiel fait l’acteur, aux côtés de « la madame Bovary de Glencoe ». Mariage, vieillesse, préjugés sont évoqués avec intelligence. On partage l’émotion du documentariste lorsqu’il rend visite six ans plus tard à ces personnages dont il est tombé amoureux. Après avoir oscillé entre douceur et amertume, le film se conclut dans une ambiance désenchantée propre à Louis Malle. « J’adore filmer au petit bonheur », déclarait-il. Et quel bonheur de suivre son chemin à la rencontre de l’Autre !

07 février 2006

Flash back EXCLUSIF

En exclusivité web, découvrez un film plutôt méconnu d’un cinéaste plutôt connu !
Artmaniak ne sera imprimé qu'en mars, mais voici ma chronique en avant-première pour faire écho au post de Marie sur Match Point .

Guerre et amour, de Woody Allen (1975)

Oubliez tout : Greenwich Village, les BO jazzy, les rendez-vous chez le psy ! Trente ans avant Match Point, Woody Allen avait déjà délaissé New York et choisi, cette fois-là, la Russie des guerres napoléoniennes pour un film historique : Love and Death.

Woody Allen l’acteur incarne Boris Dimitrovitch Grushenko (Groucho Marx est dans les parages), entomologiste et poète à ses heures. Pacifiste par lâcheté ou par conviction, il cède sous la pression familiale et se trouve emporté dans le bruit et la fureur des champs de bataille de l’histoire. Scènes grand spectacle à la clé. Il y gagne malgré tout quelques médailles, une nuit avec la belle comtesse Alexandrovna, un duel avec l’amant de cette dernière et un mariage inespéré avec Sonja (Diane Keaton) dont il est follement épris depuis sa plus tendre enfance. Lorsqu’une offensive napoléonienne les contraint à fuir leur paisible foyer et à renoncer à leurs bonnes résolutions de l’année, les deux philosophes ourdissent un complot contre la personne de l’empereur.

Woody virevoltant sur des airs de Prokofiev en costume d’époque, vous avez du mal à y croire ? En réalité, ne serait-ce que pour les costumes plus ou moins d’époque, ce film est une perle rare dans le genre comique. Dieu, les femmes, l’amour, la mort… L’ombre de la grande faucheuse plane sur les champs de bataille et sur l’existence de Boris Grushenko. Que les inconditionnels du new-yorkais névrosé se rassurent : Guerre et amour leur réserve expériences mystiques et questionnement métaphysique, à l’image des grands romans russes du xixe siècle.

06 février 2006

Une soirée rue du Jourdain

C'était rien chouette de réunir tout ce petit monde nancéien et scposeur : l'occasion, entre autres, de faire turbiner un peu l'appareil photo. Encore pas mal de progrès à faire pour me familiariser avec la bête... Récolte fructueuse de lectures et film pour les prochaines semaines, promesses de posts futurs ici même.


...concours de grimaces...




...les Administratrices...



...les Jockeys...





...les journalistes...






le pitch, mesdemoiselles ?






...The Vanvean Connection...





die Karlsruher Konnektion









05 février 2006

La Liberté ou la Crète

Hasard des bacs de la médiathèque Parmentier, j'ai (enfin) vu le film Zorba le Grec, adapté du roman Alexis Zorba de Nikos Kazantzaki lu il y a six bonnes années aux alentours d'un voyage en Crète. Waouh... une tempête d'air frais qui vient remuer le confort routinier du quotidien.

Anthony Quinn et Alan Bates
(c) 20th Century Fox

_ [...] Je suis libre !
Zorba secoua la tête :
_ Non, tu n'es pas libre, dit-il. La corde avec laquelle tu es attaché, est un peu plus longue que celle des autres. C'est tout. Toi, patron, tu as une longue ficelle, tu vas, tu viens, tu crois que tu es libre, mais la ficelle tu ne la coupes pas. Et quand on ne coupe pas la ficelle...
_ Je la couperai un jour ! dis-je avec défi, car les paroles de Zorba avaient touché en moi une plaie ouverte et j'avais eu mal.
_ C'est difficile, patron, très difficile. Pour ça, il faut un brin de folie ; de folie, tu entends ? Risquer tout ! Mais toi, tu as un cerveau solide et il viendra à bout de toi. Le cerveau est un épicier, il tient des registres, j'ai payé tant, j'ai encaissé tant, voilà mes bénéfices, voilà mes pertes ! C'est un prudent petit boutiquier ; il ne met pas tout en jeu, il garde toujours des réserves. Il ne casse pas la ficelle, non ! il la tient solidement dans sa main, la fripouille. Si elle lui échappe, il est foutu, foutu le pauvre ! Mais si tu ne casses pas la ficelle, dis-moi, quelle saveur peut avoir la vie ? Un goût de camomille, de fade camomille ! Ce n'est pas du rhum qui te fait voir le monde à l'envers !
[...]
_ Tu comprends ! cria-t-il, comme si brusquement la colère s'emparait de lui, tu comprends et c'est ce qui te perdra ! Si tu ne comprenais pas, tu serais heureux. Qu'est-ce qui te manque ? Tu es jeune, intelligent, tu as des sous, une bonne santé, tu es un brave type ; il ne te manque rien, nom d'un chien ! Rien qu'une chose, la folie. Et ça, quand ça manque, patron...
Il hocha sa grosse tête et se tut de nouveau.
Il s'en fallut de peu que je ne me mette à pleurer. Tout ce que disait Zorba était juste. Enfant, j'étais plein d'élans fous, de désirs qui dépassent l'homme et le monde ne pouvait pas me contenir.
Peu à peu, avec le temps, je devenais plus sage. Je posais des limites, séparais le possible de l'impossible, l'humain du divin, je tenais solidement mon cerf-volant pour qu'il ne s'échappe pas.
Nikos KAZANTZAKI, Alexis Zorba, traduit du grec par Yvonne GAUTHIER.

02 février 2006

Fête de la Chandeleur

A Neuilly aussi on a fêté la Chandeleur, en mangeant des bonnes crêpes de Madame Saint-Ange au Nutella et à la crème chantilly. Lecker lecker !