18 avril 2006

Spéciale dédicace à MaFo !

La puissance artisitique des biscuits de Mamé enfin reconnue !


Dans le contexte, ça donne cette vitrine de Chablis :



Y aura-t-il des amandes à Noël * ?


L'espoir est de mise : l'un des amandiers du pré est couvert de fleurs ! Miam, de bons macarons en perspective...


* Rappelons-le, l'amande est l'un des treize desserts des Noëls provençales !

Joyeuses Pâques

La suite de notre série sur les fêtes traditionnelles...
Après les crêpes de la Chandeleur, j'ai l'honneur de vous présenter la chasse aux oeufs de Pâques, dans son contexte naturel : le jardin d'Appoigny.
Et un nouveau jeu pour les observateurs gourmands : quelques oeufs n'ont pas encore été cueillis sur cette image, trouve-les !






09 avril 2006

Voyage d'études dans la Belle Province


Les mastères spécialisés de l'escp-eap se concluent traditionnellement par un voyage d'études. Inde pour certains, Brésil pour d'autres, ou encore Québec pour nous autres, du MSE. Ca s'est passé du 26 mars au 2 avril...
L'objectif était de découvrir le fonctionnement de la chaîne du livre au Québec, par le biais de rencontres avec des éditeurs, des librairies, une société de diffusion-distribution, etc. Comme le programme restait tout de même très cool, nous avons eu du temps à côté de ces rendez-vous pour visiter Montréal et Québec.

Québec

C. Parent et P. Hurteau
©Tourisme Québec
Fondée en 1608, la capitale du Québec a conservé un charme ancien unique en Amérique du Nord. Dominée par la citadelle perchée sur le cap Diamant et par la silhouette du château Frontenac, c'est la seule ville fortifiée au nord du Mexique et elle a été proclamée "joyau du patrimoine mondial" par l'Unesco en 1985.

Château Frontenac - hôtel inauguré en 1893

Séminaire de Québec - fondé en 1663 par Monseigneur de Laval, abrite une partie des facultés de l'Université Laval

Place-Royale - berceau de l'Amérique française, c'est l'emplacement du premier établissement permanent en Nouvelle-France fondé par Samuel de Champlain.

Maison Chevalier - construite en 1752, bon exemple de l'architecture urbaine en Nouvelle-France

Fleuve Saint-Laurent - la débâcle

L'Instant même - maison d'édition (et en plus, l'éditeur est génial, il s'appelle Gilles Pellerin)

Montréal

Montréal, c'est autre chose... une métropole bilingue et cosmopolite, une île sur le Saint-Laurent, avec son vieux quartier, certes, mais surtout son réseau piétonnier intérieur (la "ville souterraine" qui relie métros, centres commerciaux, salles de spectacles, restaurants, musées), ses tours du quartier d'affaires, ses rues bruissant d'activité et de vie : la rue saint-Denis dans le Quartier latin, le boulevard Saint-Laurent sur le Plateau. Mention spéciale pour la Bibliothèque nationale du Québec, que nous avons pu visiter : le paradis des médiathèques !

Quatuor chic et choc près du marché Bonsecours (dont on distingue la coupole) ; au loin le pont Jacques-Cartier

Vue du quartier chinois (jeu : trouve notre hôtel !) - des Chinois sont venus dès les années 1860 pour travailler dans les mines ou à la construction du chemin de fer

Palais des congrès - il a doublé sa surface en 2002 et occupe un bloc entier, intégrant les façades d'anciens édifices. Tout le quartier est composé d'immeuble ultramodernes ou bien encore en construction.

Quartier international - transition entre le centre-ville de Montréal et la cité historique, ici c'est l'ultra-moderne qui prime (aux dépens de l'âme ?)

Université McGill - le campus est en plein centre-ville, au coeur du quartier anglophone. Au premier plan, deux divas se préparent au karaoke surprise prévu pour ce jeudi soir

Cabane à sucre - une petite virée à la campagne pour "se sucrer le bec". Ca tombe bien, nous étions en pleine saison de récolte de l'eau d'érable !

Omer Beaudoin, Enfant buvant de la sève d'érable. Neuville. 1948. Série Office du film du Québec.

04 avril 2006

Flash back (dernière)


Charlotte et Véronique ou Tous les garçons s’appellent Patrick
de Jean-Luc Godard (1957)

Pour cette dernière chronique, je vous propose une petite curiosité : un court métrage de 21 minutes réalisé par Jean-Luc Godard. Une curiosité à plus d’un titre : premier film de fiction du jeune Jean-Luc, Tous les garçons s’appellent Patrick est aussi l’un de ses rares courts métrages. En effet, JLG estime peu le court et déclarera un an plus tard qu’il ne peut s’agir que de la version abrégée d’un film long, mais en aucun cas d’un genre à part entière, comme peut l’être la nouvelle à l’égard du roman. Tous les garçons s’appellent Patrick est aussi le seul film que Godard ait mis en scène sans être l’auteur du scénario, écrit ici par Éric Rohmer, un camarade des Cahiers du cinéma et de la Nouvelle Vague.

La « nouvelle vague », c’est d’ailleurs le cœur du propos de ce film tourné en 1957, année d’apparition de l’expression sous la plume de Françoise Giroud qui publie une enquête sur les phénomènes de génération dans L’Express. Tous les garçons s’appellent Patrick offre une image de la vie du Quartier latin et des préoccupations et bavardages de deux étudiantes dont l’appartement est décoré d’un portrait de James Dean. C’est aussi la représentation d’une époque marquée par la présence accrue des médias, filmés avec insistance. Ici un livre, là un tourne-disque, ailleurs la une d’un journal, mais pas n’importe laquelle : celle de la revue Arts du 15 mai 1957 où paraît un texte fondateur pour le cinéma de la Nouvelle Vague, signé François Truffaut et intitulé « Le cinéma français crève sous les fausses légendes ».

Comme quoi, il est drôlement riche, ce court. Allez, je vous fait le pitch pour la route : dans la même journée, deux colocs se font draguer par un certain Patrick (Jean-Claude Brialy) au Luxembourg. Le temps de se raconter leur petite aventure, et le garçon disparaît sous leurs yeux avec une troisième fille…

Dans Paris à vélo...

Dans Paris à vélo on dépasse les autos
A vélo dans Paris on dépasse les taxis