Magnifique concert ce vendredi 20 avril qui inaugurait un séjour mémorable à Bourges, sur les traces des souvenirs de collège, mais pas seulement tourné vers le passé.Belle montée en puissance. Après Benjy Ferree, des Américains peu convaincants, qui naviguent entre violon & harmonica de l'Arizona (un brin de Calexico) et guitares plus façon Washington DC d'où ils proviennent, on découvre les sympathiques Loney Dear et son chanteur qui laisse éclater des appels déchirants dans le déchaînement des guitares et batterie.
Aaaah, Miossec, je crois que je suis amoureuse... Franchement inquiète avant vu la réputation alcoolisée du bonhomme, mais franchement enthousiaste et profondément touchée au fur et à mesure que ça décolle, que les guitares, le violon et la voix rocailleuse crachent ces vérités crues du coeur, brut de rock, terriblement moving. Oui, au bord des larmes à l'enchaînement des 30 ans et de Brest j'aurais aimé partager ce moment avec my dear Sosso. Une histoire de désertion qui se termine dramatiquement, enfin théâtralement, par une scène délaissée par son chanteur, éclairée des trois couleurs... bleu...blanc...rouge. La Mélancolie pour clore le rappel. Que d'actualité, ça fait passer l'angoisse qui sourd en attendant ce dimanche d'élection.
Alors voilà le plus gros morceau, quoi que je craque plus pour le précédent (la force des paroles peut-être ? je ne résiste pas à la tentation de vous renvoyer vers le film Le Come Back), le set que le public attend manifestement acquis. The John Butler Trio

Des balades où l'on prend le temps pour quelque virtuosité modeste solo de batterie, solo de guitare, pour des expérimentations avec les instruments (tiens, un banjo et une contrebasse, pourquoi pas ?). En voilà un groupe sympathique aussi, terriblement positif. Pas pour rien qu'il commence par You know how I feel... I'm feelin' good Ils emportent l'adhésion du public, on se lève dans les gradins, on les réclame, un rappel, deux rappels. Waouh, quelle soirée.
De retour à Paris, je file direct de Gare d'Austerlitz au Virgin des Champs-Elysées. Un CD pour découvrir des paroles engagées vers la protection de la planète (pas encore tout décrypté)
Bon, le clou du voyage à Bourges, c'était tout de même les retrouvailles avec les copines de J-R (ton univers impitoyaaaable). Fraîcheur des taquineries entre vieilles amies. 14 ans : o my god !!!
On se penche sur les photos de classe, on évoque les souvenirs certes, mais le présent et le futur aussi, et ça semble couler de source.
Emue aussi de revoir les parents et de se lancer dans des conversations d'adultes maintenant avec eux. Etonnée aussi quelque part de réaliser que notre quotidien était aussi le leur, que nos mères se souviennent de ces camarades de classe, des histoires plus ou moins glorieuses qu'on devait raconter en rentrant de l'école.
Le lien semble exister toujours, ne pas être qu'une simple résurgence ponctuelle du passé le temps d'une visite, non ça existe toujours en arrière-plan. Ca fait solidement partie de notre architecture ces années-là.
Est-ce que Bourges me manque ? Non, sans hésitation. Mais oui, en décembre, après cette rencontre fortuite, ce qui m'a manqué c'était cette sorte d'insouciance des rigolades et des conversations sans fin de nos années collège. Et après ces quelques heures passées ensemble, ça ne me manque plus, je sais que ça existe.
Et comme une fin fictive mais pourtant bien réelle dans ce train surchauffé par le soleil d'avril qui traverse les champs électriques de colza, un groupe de jeunes guides qui bavardent dans le train. Pour conclure en douceur ce retour vers le passé.
Mais que fait Cameron Diaz sur cette photo ??En fait moi aussi j'avais une photo avec M-A les cheveux frisés, héhéhé