15 juillet 2017

De Seine en Loyre (J2)


A quelques kilomètres au sud de Cepoy se rencontrèrent le canal du Loing, le canal d'Orléans et le canal de Briare, à proximité d'une base de loisirs qui frémissait déjà du beau début de samedi ensoleillé. Le canal d'Orléans à moitié abandonné paraissait mystérieux, moins aménagé alors que plus direct pour rejoindre la préfecture. (Par ici, un peu de contexte sur le triangle d'eau.)




L'arrivée sur Montargis était bien industrieuse, avec un géant métallique en action, une sorte de pigeonnier rescapé servant de refuge à une buse, une entrée de ville qui ne se signalait guère au cycliste alors qu'on y commerçait furieusement dans rues étroites aux petites boutiques de centre-ville.

Le canal encerclait la ville, traversée d'autres cours d'eau qui donnaient autant d'occasions de ponts fleuris, de façade à colombages, de couvent converti en palais de justice au-dessus du liquide...

Un coup d'oeil en arrière à la sortie de la ville : surgit une jonction quasi-symétrique façon tache de Rorschach.

Puis ce fut le véritable lancement de cette journée entre Gâtinais et Puisaye, avec fin de balisage et d'aménagements, chemin herbeux peu propice à l'avalage de kilomètres mais conservant une certaine fraîcheur et un caractère sauvage inattendu dans le paysage purement artificiel du canal, aussi ancien soit-il.

Note spéciale pour le spot d'aviron paradisiaque à la sortie de Montargis et pour l'arrivée sur Montbouy et sa petite église.

Petite déception pour Châtillon-Coligny dont le nom promettait de revivre de grands moments historiques ; à croire que l'histoire avait réussi à bien fermer le clapet des Coligny. Tout de même des rues tranquilles où il devait faire bon être chat ou hirondelle.

Un bout de route pour voir Bruxelles de plus près avant de revoir les Bruxellois dimanche, et dévaler la colline depuis l'église de Rogny jusqu'au sept écluses.

Incroyable enchaînement titanesque échafaudé au début du XVIIe siècle pour finir abandonné pour des questions de temps d'attente et de gabarit.
Finalement le canal contournait l'obstacle de la colline, et devenait bizarrement de moins en moins aménagé pour relier deux highlights de l'amateur de canaux : les sept écluses et le pont-canal.



A Briare, les boulistes avaient rendez-vous au champ de foire. Et plus tard, la température ayant baissé à l'aide de toute la végétation des bords de Loire, de canal latéral, de levée, la promenade fut paradisiaque dans la lumière étonnante, le pont-canal d'autant plus mystérieux, un truc de surréalistes en goguette. On s'étonna des signes belges dans la région, mais le pont-canal parut bien tout droit sorti du pinceau de Magritte.