ça commence par une belle balade dans les hauteurs et la campagne de Trouville
et puis on croise Proust
Tout d’un coup dans le petit chemin creux, je m’arrêtai touché au coeur par un doux souvenir d’enfance, je venais de reconnaître aux feuilles découpées et brillantes qui s’avançaient sur le seuil, un buisson d’aubépines défleuries, hélas, depuis la fin du printemps. Autour de moi flottait une atmosphère d’anciens mois de Marie, d’après-midi du dimanche, de croyances, d’erreurs oubliées. J’aurais voulu la saisir. Je m’arrêtai une seconde et Andrée, avec une divination charmante, me laissa causer un instant avec les feuilles de l’arbuste. Je leur demandai des nouvelles des fleurs, ces fleurs de l’aubépine pareilles à des gaies jeunes filles étourdies, coquettes et pieuses.
M. Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleurs.
Au loin l'industrieux Havre
Ici tout n'est que luxe, calme et volupté
Un petit bain revigorant à 14°C
Et un retour épique en train, plus encore que l'aller. Nous n'étions pas seules à avoir l'idée d'un A-R pour ce dernier dimanche de mai... à part la SNCF, tout Paris y avait pensé !