02 janvier 2009

Le poulpe et l'espadon

Départ, nostalgie, somatisation
Le retour à Paris est tout doux, "heureux qui comme Ulysse"... Le soleil rase les murs, la lumière hivernale ici caresse les bâtiments et orne les recoins d'ombre au plus clair de la journée.
Etrange sérénité de regagner ses pénates après cette semaine intense de contrastes :
les rues désertes en début d'après-midi et l'animation de la passegiatta le soir
le grand soleil clair et printanier et le brouillard le plus épais
la sévérité rugueuse des palais normands et la précision brillante des mosaïques
la décrépitude de l'ouest et le dynamisme du sud-est
l'opulence des citronniers et mandariniers en fruits et les ceps de vignes décharnés
l'hostilité enivrante des montagnes sous les cumulus menaçants et la fougue de la Méditerranée au profond camaïeu azur
le désert rural et la densité urbaine
les vestiges sublimes et accablants de l'accumulation des siècles et la vacuité apparente du temps présent. Il nous reste la nostalgie idéalisatrice.

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