07 février 2006

Flash back EXCLUSIF

En exclusivité web, découvrez un film plutôt méconnu d’un cinéaste plutôt connu !
Artmaniak ne sera imprimé qu'en mars, mais voici ma chronique en avant-première pour faire écho au post de Marie sur Match Point .

Guerre et amour, de Woody Allen (1975)

Oubliez tout : Greenwich Village, les BO jazzy, les rendez-vous chez le psy ! Trente ans avant Match Point, Woody Allen avait déjà délaissé New York et choisi, cette fois-là, la Russie des guerres napoléoniennes pour un film historique : Love and Death.

Woody Allen l’acteur incarne Boris Dimitrovitch Grushenko (Groucho Marx est dans les parages), entomologiste et poète à ses heures. Pacifiste par lâcheté ou par conviction, il cède sous la pression familiale et se trouve emporté dans le bruit et la fureur des champs de bataille de l’histoire. Scènes grand spectacle à la clé. Il y gagne malgré tout quelques médailles, une nuit avec la belle comtesse Alexandrovna, un duel avec l’amant de cette dernière et un mariage inespéré avec Sonja (Diane Keaton) dont il est follement épris depuis sa plus tendre enfance. Lorsqu’une offensive napoléonienne les contraint à fuir leur paisible foyer et à renoncer à leurs bonnes résolutions de l’année, les deux philosophes ourdissent un complot contre la personne de l’empereur.

Woody virevoltant sur des airs de Prokofiev en costume d’époque, vous avez du mal à y croire ? En réalité, ne serait-ce que pour les costumes plus ou moins d’époque, ce film est une perle rare dans le genre comique. Dieu, les femmes, l’amour, la mort… L’ombre de la grande faucheuse plane sur les champs de bataille et sur l’existence de Boris Grushenko. Que les inconditionnels du new-yorkais névrosé se rassurent : Guerre et amour leur réserve expériences mystiques et questionnement métaphysique, à l’image des grands romans russes du xixe siècle.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

ça me plaît bien, mais ça passe où et quand ?
bravo pour le commentaire fort bien fait.
tu sais que je suis russophile (ou poutôt, russisante)

jeanne a dit…

euh c'est un peu le problème de cette chronique en fait... la seule solution est bien souvent le dvd pour voir le film. Ma source : la médiathèque Parmentier, toujours elle !!

Anonyme a dit…

je vais essayer la vidéothèque Edmond Rostand

Anonyme a dit…

Bravo pour l'article, qui donne envie de découvrir cette étrange facette de notre cher Woody... Je vais essayer la médiathèque de Charenton!

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