| la signature du samouraï Nomura |
Quelques noms de villes
富山 Toyama
東京 Tokyo
京都 Kyoto
Lectures de voyage
Nicolas BOUVIER, dans Chronique japonaise, mêle l'histoire de la nation à ses notes du quotidien à Tokyo, Kyoto (où il réside un temps dans l'enceinte du temple Daïtoku-ji "pavillon de l'auspicieux nuage, temple de la grande vertu, quartier de la prairie pourpre, secteur du Nord, Kyoto") et en Hokkaïdo chez les Aïnous. Il tente d'initier le lecteur au No et au Zen, et conclut que Kyoto porte "une liberté cristalline, une leçon de tout et de rien que j'ai très mal reçue".Dans Notes de Hiroshima, Oe Kenzaburo retrace son expérience des conférences contre les armes nucléaires dans les années soixante, bien loin des rencontres de hibakusha, de journalistes et de médecins qui luttent contre le désespoir et l'angoisse de la maladie qui les ronge, entre l'oubli auquel ils aspirent et le témoignage auquel ils se contraignent. L'auteur reprend les mots de l'éditorialiste Kanai Toshihiro :
"Qu'a-t-on retenu de la bombe atomique ? Sa puissance, ou le désastre humain qu'elle a causé ? Si Hiroshima et Nagasaki sont connus dans le monde entier, c'est à cause de la puissance des bombardements atomiques, et non des drames provoqués chez les victimes. [...] A présent, le vœu le plus cher des hibakusha de Hiroshima et Nagasaki - je parle ici des morts comme des survivants - est que les gens de tous les pays puissent être informés, de la façon la plus complète possible, non pas de la puissance destructrice de la bombe atomique, mais des souffrances qu'elle provoque, humainement parlant."
Roland Barthes, dans L'empire des signes, décrypte le quotidien parfois déroutant des codes liés à la nourriture, à la ville, au spectacle de bunraku, au haïku, au langage, à la politesse... On y lit des mots comme "déictique", "cénesthésique" ou "éréthisme".
Mémoires d'une geisha donnent du relief à la visite de Kanazawa et Kyoto : elles permettent d'habiter ces rues proprettes et emplies de touristes des destins des véritables protagonistes, en décrivant la vie quotidienne de ces femmes enrôlées pour permettre à leurs parents de payer leurs dettes, vivant une vie qui ne leur appartient pas, au service du beau, de la patronne (leur "mère"), des convives et de leur protecteur... jusqu'à ce que Kinu décide de s'émanciper et vivre sa vie !

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