16 août 2016

Japon - transports

Des plus traditionnels aux plus futuristes, les moyens de transport japonais se sont révélés très faciles à emprunter, la précision des informations et la ponctualité à toute épreuve y aident bien sûr. Le rickshaw, je n'ai pas testé ; néanmoins les conducteurs qui alpaguent les chalands à Tokyo par 36°C me paraissent bien courageux.
Miyajima

Takayama

A Hiroshima, les rames de tramway de toutes époques circulent sur les grandes artères de la ville toute moderne et procurent des surprises visuelles à la pelle.
Dans l'ouest de Kyoto, d'anciennes rames circulent dans des quartiers tranquilles.
Ryoan-ji Station




Gare de Arashiyama : déco en tissu de kimono
A Tokyo, la ligne aérienne Yurikamome est synonyme d'une fantastique expérience urbaine, entre les buildings, puis au-dessus de la baie de Tokyo traversée par le Rainbow bridge.

Fuji TV à Odaiba

Le pont Arc-en-Ciel
Et puis, évidemment, il y a le fameux Shinkansen, TGV japonais légendaire dans les manuels de géographie, dont il existe plusieurs modèles : Nozomi, Hikari, Tsurugi... Il permet de traverser le pays en avalant les kilomètres sans y penser, et d'apercevoir des paysages un peu moins urbains.
Et d'abord, ajoutons 3 vues du Mont Fuji à l'album de Hokusai :





A part la montagne sacrée, des collines boisées, des tunnels traversant les montagnes, des rizières aux camaïeux de jaune-vert, le lac Biwa... La plaine paraît exploitée dès que possible et jusqu'aux limites des maisons, avec souvent un petit carré de lotus épanouis dans un coin de rizière. Entre Kyoto et Osaka, une petite route disparaît entre les champs, le buste d'un motocycliste s'enfonce mais sa tête continue de circuler au milieu de cette étendue jaune-vert.
Lac Biwa


Château de Fukuyama depuis le quai de gare
Dans le train régional qui longe la rivière Hida, de Nagoya à Takayama, d'abord un message d'excuse car les sièges sont dans le sens contraire à la marche en attendant une bifurcation. Puis des messages d'information touristique pour jouir du paysage en se cultivant.
Source : wikimedia.org

Kyoto-eki


Les sièges pivotants du Shinkansen : pour être toujours assis dans le sens de la marche
De façon générale en ville, et plus particulièrement dans les gares, l'air est incessamment empli de ritournelles pour attirer l'attention : l'alarme des passages piétons que je crois entendre sous la douche, les pépiements d'oiseau sur les quais du métro tokyoïte pour signaler la fermeture des portes, le bourdonnement du théâtre no pendant la visite de la résidence Nomura, les salles de jeu Pachinko et leurs machines clignotantes. Ici une petite musique accueille le Shinkansen à son entrée en gare ; notez l'emplacement des portes et des files d'attente :



Panneaux d'information sur le quai de la ligne circulaire Yamanote de Tokyo
Les gares sont en général simultanément un centre commercial et un centre de restauration avec des étages entiers rassemblant divers restaurants. A la gare de Kyoto, il existe ainsi tout un étage de restaurants spécialisés dans les nouilles.




Près de la gare de Kyoto, les travaux sont signalés par de mignonnes barrières roses ou vertes en forme d'ouvrier aux allures Nintendo. Le mignon pour mieux faire passer la gêne occasionnée ?


A Kyoto toujours, des lignes de bus spéciales attractions touristiques permettent de circuler sans se fatiguer sous le soleil qui brûle le quadrillage de la ville impériale. A la montagne, le bus qui mène au Hirayu Onsen puis à Kamikochi signale les stations et lieux d'intérêt touristique en japonais, anglais, chinois et coréen. Cela ne rend pas moins mystérieux l'écran qui égrène les tarifs au fur et à mesure du passage des stations de la ligne.
Quelque chose qui ressemble à ceci :

Enfin, que serait un voyage dans un archipel sans une petite virée en bateau ? Le ferry de Miyajima offre une courte traversée de 10 minutes dans la mer intérieure de Seto. Déjà le vermillon des barrières annonce la couleur du sanctuaire shinto.


A la nuit tombée, depuis l'île on peut même observer un plus petit bateau franchir le tori "flottant".
Le vélo est aussi un mode de déplacement apprécié par les citadins ; emprunter les trottoirs et les rues à contre-sens est monnaie courante, qui l'eut crû !

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