18 août 2010

Arrivée à Buhug River

Le trajet pour le workcamp sous la pluie : mini-bus coréen de 20 places plus strapontins rempli à bloc. Ça papote frénétiquement au début, puis grand calme. On slalome entre les ornières qui forment de gigantesques flaques à contourner par la droite ou par l’autre côté de la chaussée, parfois en dehors de la chaussée, ce qui n’empêche pas de doubler pour autant.
On traverse deux villes. La première paraît relativement anarchique, routes en terre, palissades et cahutes en bois. La deuxième : une usine, puis un peu plus loin un lotissement très géométrique, aspect caserne. Une buvette Coca-Cola.
Les clôtures et palissades ont quelque chose d’étrange ici. Tellement pas dans la nature de ce pays qu’ils les construisent moches exprès ?
Après un demi-tour sur la route asphaltée, on emprunte un chemin de terre, ça grimpe et on arrive à un mur de parpaings en construction. Excités d’être arrivés mais interrogatifs, on descend du minibus pour un accueil pas très chaleureux des éléments : froid, vent, pluie. Quelques enfants approchent, puis nos prédécesseurs encouragés à partir par les enfants : « go! go! »
Répartition dans les gers et dans la maison. Une ger dans sa simplicité brute : sans chauffage, ni tapis, six lits en bois, un peu d’humidité passagère.
Déjeuner autour de petites tables peintes en orange et ornées de fleurs, pliés sur les petits tabourets. Après-midi pluvieux. Des jeux à n’en plus pouvoir : Uno géant, méga Jungle Speed, toutoune et jeux de cartes, « dés » coréens à lancer et rattraper.
Quand on n’en peut plus de jouer, après équipement Gore-tex intégral, départ pour le sommet le plus proche. En haut, cairn et morceaux de tissu bleu (ovoo). Les chiens nous ont devancés, connaissant les sightseeing places de l’endroit. Sur le chemin, le parfum d’une plante comme dans la garrigue. Très pluvieux et gris, mais magnifique vallée et collines semées de yourtes et de troupeaux. Descente sur une conversation littérature de voyage et arrivée dans une cuisine animée par un dîner réconfortant : soupe au menu. Au dîner, Vincent, avec son calme et son ton posé, sage, qui semble avoir parcouru le monde déjà, raconte son périple en train de Moscou à UB, à rallonger la prochaine fois en partant de Berlin.
Première nuit sous la ger. C'est la vie au grand air qui commence, hourra !

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