Depuis le retour d'excursion ça sent un peu la fin. Les enfants sont partis, la vie à la dure commence à peser, l'ennui perce, une bonne partie des vaillants volontaires est HS : extinction de voie, dysenterie, fièvre.
Les plus costauds sont réquisitionnés pour transporter des sacs de sable, les autres arpentent le terrain pour nettoyer le campement et arroser les jeunes arbres.
L’après-midi on s'attaque au démontage de deux gers, qui se fait en un rien de temps. Nous découvrons le secret de notre abri de ces deux dernières semaines : deux poteaux, un cercle de bois, plusieurs dizaines de perches qui le relient à une treille repliable, une bonne épaisseur de feutre, et de la toile blanche pour emballer le tout, plus quelques nœuds, de gros tendeurs, et deux grosses pierres pour empêcher ce fragile assemblage de s'envoler. Mine de rien c'est assez émouvant de démonter ce système, hybride de Meccano et Kapla, et de s’y mettre tous ensemble.
Pendant tout notre séjour ici un mur d'enceinte en parpaings a été élevé autour du campement. Vient maintenant le moment de peindre le portail. Tellement étranger et violent cette muraille brute de béton dans le vaste paysage environnant... bien contente d’avoir connu cette ferme sans sa clôture.
Balade vers le plus proche haut sommet où le vent souffle et les plis de terrain ondoient en vallées. Quand on redescend, nos yourtes manquent au tableau.
Soirée un peu arrosée pour fêter ou oublier la fin de l'aventure, avec musique et air guitar, Jungle speed (peu compatible avec la vodka Chinggis Khan) et bons délires avec Baatar.
La nuit sera à la belle étoile pour les plus courageux ou les plus poètes.
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