Entre Geser et Gandan, un quartier bordé d’un côté par une route flambant neuve pas encore ouverte à la circulation avec deux billards et leurs joueurs sur le bord de la route, et de l’autre, la route probablement la plus fréquentée par touristes et fidèles à UB, avec restaurants, boutiques, et même un restaurant végétarien, une allée plantée d’arbres au milieu. Pour des questions de temps, pas de traversée du quartier, construit non pas de yourtes mais de baraques en bois avec allées/rues en terre empruntées précautionneusement par les voitures.
| De mongolie |
À l’entrée du monastère, le moine caissier rend l’argent de la main droite, main gauche sous le coude droit, en s'inclinant légèrement. Il est temps de brider l'utilisation automatique de ma main gauche.
| De mongolie |
Beaucoup d’interrogations sans réponse, d’hypothèses, de mystère autour des rites bouddhistes qu’on observe, fascinés. Magnifiques allures des pasteurs nomades et des moines.
| De mongolie |
Dans un temple, les moines boivent un bol de lait en même temps que leur « chef » après un chant (bénédiction ?). Échange de monnaie (don des fidèles ? qui se tournent priant et un peu inquiets vers un autre moine âgé dont le siège est situé à droite de l’entrée). Sortie du temple en marche arrière, mains jointes.
Dans un autre temple, de la musique accompagne ou plutôt interrompt les chants comme un déferlement d’esprits malveillants : tambours et trompes joués par des enfants. Étonnants, d’ailleurs, ces tout jeunes moines qui vous observent à la dérobée.
| De mongolie |
Dans le temple principal, l’immense bouddha de 26 mètres, couvert de cuivre, décrit par Ferdynand Ossendowski, domine le pèlerin, entouré d’une collection impressionnante de petites statuettes et de moulins à prières que chacun fait tourner consciencieusement. Ces rites ont un air de jeu : peut-être parce que chacun apprend ces rites depuis peu de temps ? peut-être parce qu’il n’y a pas de drame sanglant du type crucifixion à commémorer et à se faire pardonner ?
Devant les stupas et les temples, des planches de bois sont utilisées par les fidèles pour se prosterner de tout leur long.
Quelles sont les motivations de ce retour à la religion : sont-elles culturelles ? identitaires ? spirituelles ?
Visite du National Museum : superbes costumes traditionnels (les coiffes de ces dames sont magnifiques, cheveux comme des ailes ornées de coraux terminés par des nattes en soie – comme dans le documentaire de S. Passet visible au musée Albert Kahn), pierres gravées d’écritures ou de portraits, pièces de soie séculaires. Et bien sûr l’époque du grand empire mongol, du Pacifique à l'Europe.
Arpenter le centre d'UB, c'est croiser des petits vendeurs de rue, un homme avec un pèse-personne, d'autres avec un téléphone, et plus classiquement vente ambulante de fruits et de brochettes. Dans les rues chaotiques et poussiéreuses, les jeunes femmes maquillées sont perchées sur leurs talons hauts, it-bags et jupes droites, voire mini-jupes moulantes. On repère d'autant plus facilement les touristes en habits de trekkers. Dans le grand magasin, les jeunes garçons et filles sont aussi très stylés.
Le soir nous bravons l'orage pour une sortie vers le supermarché. Dans l’entrée à l'abri de la pluie, plusieurs jeunes garçons : enfants de la rue ? ils seraient plusieurs milliers à Oulan-Bator.
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