L'ardeur du soleil diversifie nos tâches : arrosage des jeunes arbres du campement, nettoyage des canaux d’irrigation des champs.
Et puis on aide un peu à la construction du mur qui va clôturer le campement en chargeant et déchargeant les parpaings façonnés par les ouvriers, un univers parallèle que nous explorons guère. Il y a chantier et chantier... tous nos efforts tournés vers le tissage de liens avec les enfants et les volontaires, on en néglige un peu les adultes qui nous entoure. Quelques mots échangés autour d'une illusoire baignoire ou bien à l'aube de notre départ.
L'après-midi, rituel tissage de bracelets brésiliens avec les enfants, très habiles mais peu pédagogues. À force de patience, on parvient à reproduire le modèle. Les plus populaires se verront offrir des bracelets à leur nom. Certains enchaînent avec l'origami. Avouez que c'est joli de créer un symbole de paix du bout des doigts dans cette atmosphère multikulti. C'est à cela aussi (surtout) que sert le volontariat international.
Balade dans la belle lumière du soir avec Aida et Victoria. La pause au sommet est fascinante, une sorte de brouillard monte, s’élève dans les vallées, on aperçoit à peine notre ferme. Paisible.
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