03 septembre 2010

Chez Joovon et Tuya

Matin calme à l’aïl (la famille/le campement de gers), petit-déj de pain/beignets et thé au lait. Nous laissons nos gros sacs, et c’est parti avec Tcharar pour une rando à l’assaut des montagnes pelées peuplées d’épiphygères. On retrouve les sauterelles et l’odeur de la steppe, on découvre les petites mouches.
Les présentations avec Tcharar se feront seulement à la première pause, cigarette grillée au creux de la montagne. On aperçoit un ou deux arbres nus sur un sommet. Au loin : Olziit.

À chaque sommet, un nouveau paysage, toujours le même et chaque fois différent, à 360°. À un point culminant deux vallées, des pierres sont rangées signalant une trace humaine. À part cela, pas de signe de vie humaine, de campement ni de troupeau : trop loin de l’eau ?
Le bruit du vent dans les hautes herbes me ravit.
Crêtes après ravins, une nouvelle vallée s’offre à nos yeux, parsemée de trois puis deux puis de nouveau deux yourtes au fond. C’est là notre prochaine étape.

Un nombre incalculable de moutons, chèvres, chevaux paissent sur les flancs des montagnes dans une lumière changeante grâce aux quelques nuages apparus aujourd’hui qui créent des ombres inattendues. Nous sommes reçus par une toute jeune femme et son enfant qui nous offre du thé et des crêpes/beignets au sucre à recouvrir de crème. Du yaourt au sucre au moment où l’homme fait une apparition discrète ; nous n’échangerons pas un mot. Comme hier c’est la maîtresse de maison qui s’occupe d’hospitalité.

De mongolie

L’après-midi s’écoule lentement : sieste, lecture du guide de conversation LP, puis en fin d’après-midi nous poussons jusqu’aux trois premières yourtes ayant repéré une forte activité par là-bas, observable du fond de la ger avec la porte ouverte. Il s’agit de l’abattage de sept vaches en partance pour UB (même la viande ? et sans frigo ?). Quand nous arrivons, une douzaine de personnes, femmes et hommes de tous âges issus des aïls de la vallée s’affairent autour de quatre bêtes à des stades différents de dépeçage. Les morceaux de carne sont portés à mains nues, à bout de bras ou sur l’épaule par un homme jeune au deel retroussé jusqu’à la taille.
Le soir j’aide en cuisine notre hôtesse à talons : oignon et pommes de terre sont frits dans la bassine (comme un wok) au-dessus du poêle, puis elle ajoute eau et viande. Au dessus est posée une plaque fine où sont placés des « mato » : pâte beurrée et torsadée en forme de ravioli qui va donc cuire à la vapeur, sous le couvercle. Pendant ce temps nous regroupons les boucs et chèvres dans le petit enclos.
La ger cuisine est éclairée à la bougie. L’autre par une minuscule ampoule alimentée par la batterie du panneau solaire. De quoi se voir à peu près. Le mode de vie est spartiate chez cette toute jeune famille qui vit efficacement avec le strict minimum.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire